Menace d’une année
scolaire tumultueuse en perspective
Parents, apprenants et
certains enseignants entre anxiétés et désarrois
ü Un mois suffit-il pour solutionner cette crise en vue?
ü La guerre des clans entre syndicalistes augurée
La rentrée scolaire et académique 2013-2014 très mouvementée,
aura réussi à aller timidement à terme
sans une réelle obtention des gains de cause des enseignants. Ainsi, à l’orée
de la nouvelle rentrée, les confédérations syndicales (CSA-Bénin, CGTB,
COSI-Bénin et CSPIB) se sont mis en état d’alerte en promettant des actions
musclées si le gouvernement ne donnait pas entièrement satisfaction à leurs
revendications avant la prochaine rentrée scolaire et académique. Mais, très
tôt, la panique s’est accentuée dans le rang des parents, apprenants et de
certains enseignants qui s’illustrent en défaveur de cette déclaration
liminaire. Toutefois, l’on tente de comprendre les vrais outilles de revendication
de ces centrales encore que toutes les centrales cosignataires de la motion
revendicative de l’année dernière ne le sont pas dans la déclaration liminaire dévoilée
le 27 Août dernier. De même, quelle sera le front qui s’illustrera en faveur de
ces 04 centrales cosignataires de la nouvelle déclaration.
Carinos CHANHOUN
Des moratoires épuisés au cours de l’année académique 2013-2014 sans
une réelle motivation dans le rang des enseignants. Mieux, cette situation qu’a
connu le système éducatif aura eu des répercutions sur le rendement des élèves
à la fin de l’année scolaire et académique. Alors que les différents acteurs du
système éducatif béninois pensent toujours à ce bilan négatif qu’à connu la
rentrée 2013-2014, des centrales syndicales (CSA-Bénin, CGTB, COSI-Bénin et
CSPIB) ont annoncé des actions d’envergure pouvant bloquée le démarrage normal
de la prochaine rentrée au cas où, le gouvernement ne satisfera pas entièrement
les revendications des enseignants « je ne sais plus à quel saint me
vouer. A cause des grèves de l’année dernières, tous mes enfants ont échoué aux
examens. Voilà que je m’apprête déjà à les garder avec une rigueur légendaire, les
syndicats promettent des actions musclées au cas où leurs revendications ne
soient pas satisfaite », a signalé Bernardin Azinfan, parent d’élève. Comme
lui, beaucoup d’autres s’illustrent au rang accusateur. C’est le cas d’Alphonse
Assogba, un autre parent d’élève. Pour lui, c’est inadmissible de comprendre
qu’à un mois du début de la nouvelle
rentrée, et que les syndicalistes soient montés au créneau afin
d’annoncer leurs actions amères « C’est inacceptable. S’il y a
mixtion du syndicalisme et de la
politique, il faudrait qu’ils nous le notifient. Nous avons tous déploré le
fait que l’année écoulée a été médiocre en thème de bilan à cause des
différents mouvements. Au lieu de penser à revoir leurs modes de revendication,
ils veulent perpétuer. Si c’est fait la
grève qui leur donnera satisfaction, je vous assure qu’ils n’auront jamais gain
de cause. Car, si plus de trois mois ne leur a pas permis de trouver satisfaction
l’année dernière, ce n’est pas en un mois qu’ils seront satisfait. Le temps
nous le démontra ceux qui veulent tuer le système éducatif béninois »,
a-t-il dit. Déjà par ces annonces des centrales, certains parents sont déjà à
recherche de trouver des solutions à leur niveau afin de ne point sacrifier
leur enfant « c’est sûr que l’année prochaine sera très mouvementées plus
que la précédente. Ainsi, je suis déjà en passe de transférer mes enfants du
public vers un privé de la place. Car, l’année dernière, sur 9 mois, les
enfants n’ont eu que cinq mois de cours. Ce qui a vraiment joué sur leur
rendement », a signalé dame Mélanie Eklou, un parent.
Apprenants et
enseignants aussi dans l’inquiétude…
Outre les parents des enseignants et apprenants se sont aussi
illustrer dans une détresse profonde. C’est ce que confirme Evariste Sossou, élève
en Tle. Pour lui, les grèves perlées de l’année dernière, l’on contraint à affaiblir
ses capacités « à cause des grèves de l’année dernière, j’ai eu de dégoût d’apprendre et cela a
véritablement joué sur mon résultat du baccalauréat. Maintenant que je me suis
décédé à me mettre réellement au travail, j’apprends encore que la rentrée
prochaine sera aussi mouvementée si rien n’est fait par le gouvernement »,
a-t-il expliqué. De même à croire Brigitte
Aniambossou, une autre élève, le
désarroi est grand et qu’il faille que le gouvernement intensifie les
négociations pendant les un mois qui restent afin que la nouvelle rentrée
scolaire et académique ne soit pas mouvementée comme la précédente. Dans le
rang de certains enseignants, qui ne partagent pas forcément les points
revendicatifs de leurs pères, la détresse est aussi au rendez-vous. Pour un
enseignant de français au collège d’Enseignement Général de Kouhounou-Vêdoko,
qui a préféré recueillie l’anonymat, dévoile qu’il n’a jamais été d’avis de
leur revendication « d’abord, le principe de la sédentarisation des
vacataires, est un faux problème. C’est croire que ces camarades vacataires ne
connaissent pas bien ce principe. Outre
cela, pour les 1,25, c’est vrai que nous avons besoin de cela. Mais, il faut
une manière de revendiquer. Je ne suis d’aucun bord politique, mais ces
centrales embourbent les camarades enseignants. Moi, ma petite voix peut faire
quoi dans cette affaire, comme la majorité est pour, vaut mieux de se conformer
dans ces mouvements pour ne pas être traité d’ingrat », a-t-il dit. Pour
un autre, comme les autres défalcations sur leur salaire n’ont pas encore été
totalement rétrocédées, il est plus sûr qu’avec ses mouvements en perspective,
d’autres salaires seront encore défalqué. Car, à l’en croire, il faut que les
centrales changent de stratégie dans leur revendication « Avec ce que je
vois, ils vont contraint à nous les enseignants qui ne sommes pas d’avis de
leur revendication de souffrir. Mais nous ne pouvons rien. Ce sont nos doyens
qui sont au commande des syndicats politique », a-t-il signalé
difficilement.
Le Chrono tourne en
disgrâce d’un dénouement consensuel…
Même si la date de la nouvelle rentrée n’est pas encore
connue, elle sera tout de même sauf cataclysme au début du mois d’Octobre. Dans
ces clauses, c’est dire que les différents acteurs auront au plus trois cinq
semaines pour décider du sort de la nouvelle rentrée des classes. Ainsi, l’on
se demande si ces quelques semaines peuvent suffire aux différents acteurs
intervenants dans cette crise afin d’observer un dénouement total de cette
situation qui semble avoir déjà des séquelles sur certains apprenants. Même si
au dernier remaniement du gouvernement, les têtes les plus concernées n’ont pas
été sautée par le Président Dr Boni Yayi, c’est suspecté que ce dossier aura
peut être du plomb dans l’aile. Car, les nouveaux ministres du travail et de la
fonction publique, de la réforme administrative et institutionnelle, chargé du
dialogue social, Aboubacar Yaya et celui de l’économie et des finances Komi Kouché,
auront d’abord information du dossier avant une prompte réaction. Dans ces
conditions, c’est dire que les un mois ne suffiraient pas afin de dénouer cette
crise qui aura un peu durée. Faut-il aussi rappeler que pendant la période de
crise, trois mois n’aura pas permis aux différents acteurs de trouver un
consensus et aujourd’hui, ils n’ont seulement qu’un seul devant eux. C’est donc
une rentrée vraiment tumultueuse qui s’annonce.
Quel Front négociera
avec Lokossou, Todjinou, Chadaré et Dovonon ?
L’année scolaire 2013-2014 est allée à terme avec une
division du Front des trois ordres de l’enseignement. Une partie avec Lucien Glélé
Langanfin et l’autre avec la bande à Okoundé. De ce fait, avant de jeter
l’éponge, une partie du Front télécommandée par Lucien Glélé Langanfin avec le
soutien des secrétaires généraux comme Todjinou, Lokossou, Chadaré et autres avait
déposé les armes premièrement. Du coup, le mercredi 23 Avril dernier, à
l’occasion d’une conférence de presse, l’autre partie du Front composée entre
autre de Maxime Okoundé, de Thomas Cakpo a continué les mouvements avec le
soutien Paul Essè Iko et de Laurent Mètognon. Dans ces conditions, c’est ardu de
comprendre si ces deux parties se sont enfin réuni pour les négociations.
Puisque, sur la déclaration Liminaire du 27 Août dernier, les Secrétaires
Généraux comme Paul Essè Iko et de Laurent Mètognon n’ont pas été signataires.
Cela semble suspecter qu’une partie du Front serait aussi mise à l’écart dans
cette revendication. Dans cette condition, c’est dire que ce feuilleton est
loin d’être terminé et l’inquiétude des parents et apprenants s’éternise.
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