mardi 2 septembre 2014

Menace d’une année scolaire tumultueuse en perspective : Parents, apprenants et certains enseignants entre anxiétés et désarrois



Menace d’une année scolaire tumultueuse en perspective
Parents, apprenants et certains enseignants entre anxiétés et désarrois
ü  Un mois suffit-il pour solutionner cette crise en vue?
ü  La guerre des clans entre syndicalistes augurée
La rentrée scolaire et académique 2013-2014 très mouvementée, aura réussi à aller timidement  à terme sans une réelle obtention des gains de cause des enseignants. Ainsi, à l’orée de la nouvelle rentrée, les confédérations syndicales (CSA-Bénin, CGTB, COSI-Bénin et CSPIB) se sont mis en état d’alerte en promettant des actions musclées si le gouvernement ne donnait pas entièrement satisfaction à leurs revendications avant la prochaine rentrée scolaire et académique. Mais, très tôt, la panique s’est accentuée dans le rang des parents, apprenants et de certains enseignants qui s’illustrent en défaveur de cette déclaration liminaire. Toutefois, l’on tente de comprendre les vrais outilles de revendication de ces centrales encore que toutes les centrales cosignataires de la motion revendicative de l’année dernière ne le sont pas dans la déclaration liminaire dévoilée le 27 Août dernier. De même, quelle sera le front qui s’illustrera en faveur de ces 04 centrales cosignataires de la nouvelle déclaration.   
Carinos CHANHOUN
Des moratoires épuisés  au cours de l’année académique 2013-2014 sans une réelle motivation dans le rang des enseignants. Mieux, cette situation qu’a connu le système éducatif aura eu des répercutions sur le rendement des élèves à la fin de l’année scolaire et académique. Alors que les différents acteurs du système éducatif béninois pensent toujours à ce bilan négatif qu’à connu la rentrée 2013-2014, des centrales syndicales (CSA-Bénin, CGTB, COSI-Bénin et CSPIB) ont annoncé des actions d’envergure pouvant bloquée le démarrage normal de la prochaine rentrée au cas où, le gouvernement ne satisfera pas entièrement les revendications des enseignants  « je ne sais plus à quel saint me vouer. A cause des grèves de l’année dernières, tous mes enfants ont échoué aux examens. Voilà que je m’apprête déjà à les garder avec une rigueur légendaire, les syndicats promettent des actions musclées au cas où leurs revendications ne soient pas satisfaite », a signalé Bernardin Azinfan, parent d’élève. Comme lui, beaucoup d’autres s’illustrent au rang accusateur. C’est le cas d’Alphonse Assogba, un autre parent d’élève. Pour lui, c’est inadmissible de comprendre qu’à un mois du début de la nouvelle  rentrée, et que les syndicalistes soient montés au créneau afin d’annoncer leurs actions amères  « C’est inacceptable. S’il y a mixtion  du syndicalisme et de la politique, il faudrait qu’ils nous le notifient. Nous avons tous déploré le fait que l’année écoulée a été médiocre en thème de bilan à cause des différents mouvements. Au lieu de penser à revoir leurs modes de revendication, ils veulent perpétuer.  Si c’est fait la grève qui leur donnera satisfaction, je vous assure qu’ils n’auront jamais gain de cause. Car, si plus de trois mois ne leur a pas permis de trouver satisfaction l’année dernière, ce n’est pas en un mois qu’ils seront satisfait. Le temps nous le démontra ceux qui veulent tuer le système éducatif béninois », a-t-il dit. Déjà par ces annonces des centrales, certains parents sont déjà à recherche de trouver des solutions à leur niveau afin de ne point sacrifier leur enfant « c’est sûr que l’année prochaine sera très mouvementées plus que la précédente. Ainsi, je suis déjà en passe de transférer mes enfants du public vers un privé de la place. Car, l’année dernière, sur 9 mois, les enfants n’ont eu que cinq mois de cours. Ce qui a vraiment joué sur leur rendement », a signalé dame Mélanie Eklou, un parent.
Apprenants et enseignants aussi dans l’inquiétude…    
Outre les parents des enseignants et apprenants se sont aussi illustrer dans une détresse profonde. C’est ce que confirme Evariste Sossou, élève en Tle. Pour lui, les grèves perlées de l’année dernière, l’on contraint à affaiblir ses capacités « à cause des grèves de l’année dernière,  j’ai eu de dégoût d’apprendre et cela a véritablement joué sur mon résultat du baccalauréat. Maintenant que je me suis décédé à me mettre réellement au travail, j’apprends encore que la rentrée prochaine sera aussi mouvementée si rien n’est fait par le gouvernement », a-t-il expliqué.  De même à croire Brigitte Aniambossou, une autre élève,  le désarroi est grand et qu’il faille que le gouvernement intensifie les négociations pendant les un mois qui restent afin que la nouvelle rentrée scolaire et académique ne soit pas mouvementée comme la précédente. Dans le rang de certains enseignants, qui ne partagent pas forcément les points revendicatifs de leurs pères, la détresse est aussi au rendez-vous. Pour un enseignant de français au collège d’Enseignement Général de Kouhounou-Vêdoko, qui a préféré recueillie l’anonymat, dévoile qu’il n’a jamais été d’avis de leur revendication « d’abord, le principe de la sédentarisation des vacataires, est un faux problème. C’est croire que ces camarades vacataires ne connaissent pas bien ce principe.  Outre cela, pour les 1,25, c’est vrai que nous avons besoin de cela. Mais, il faut une manière de revendiquer. Je ne suis d’aucun bord politique, mais ces centrales embourbent les camarades enseignants. Moi, ma petite voix peut faire quoi dans cette affaire, comme la majorité est pour, vaut mieux de se conformer dans ces mouvements pour ne pas être traité d’ingrat », a-t-il dit. Pour un autre, comme les autres défalcations sur leur salaire n’ont pas encore été totalement rétrocédées, il est plus sûr qu’avec ses mouvements en perspective, d’autres salaires seront encore défalqué. Car, à l’en croire, il faut que les centrales changent de stratégie dans leur revendication « Avec ce que je vois, ils vont contraint à nous les enseignants qui ne sommes pas d’avis de leur revendication de souffrir. Mais nous ne pouvons rien. Ce sont nos doyens qui sont au commande des syndicats politique », a-t-il signalé difficilement.   
Le Chrono tourne en disgrâce d’un dénouement consensuel…
Même si la date de la nouvelle rentrée n’est pas encore connue, elle sera tout de même sauf cataclysme au début du mois d’Octobre. Dans ces clauses, c’est dire que les différents acteurs auront au plus trois cinq semaines pour décider du sort de la nouvelle rentrée des classes. Ainsi, l’on se demande si ces quelques semaines peuvent suffire aux différents acteurs intervenants dans cette crise afin d’observer un dénouement total de cette situation qui semble avoir déjà des séquelles sur certains apprenants. Même si au dernier remaniement du gouvernement, les têtes les plus concernées n’ont pas été sautée par le Président Dr Boni Yayi, c’est suspecté que ce dossier aura peut être du plomb dans l’aile. Car, les nouveaux ministres du travail et de la fonction publique, de la réforme administrative et institutionnelle, chargé du dialogue social, Aboubacar Yaya et celui de l’économie et des finances Komi Kouché, auront d’abord information du dossier avant une prompte réaction. Dans ces conditions, c’est dire que les un mois ne suffiraient pas afin de dénouer cette crise qui aura un peu durée. Faut-il aussi rappeler que pendant la période de crise, trois mois n’aura pas permis aux différents acteurs de trouver un consensus et aujourd’hui, ils n’ont seulement qu’un seul devant eux. C’est donc une rentrée vraiment tumultueuse qui s’annonce.
Quel Front négociera avec Lokossou, Todjinou, Chadaré et Dovonon ?
L’année scolaire 2013-2014 est allée à terme avec une division du Front des trois ordres de l’enseignement. Une partie avec Lucien Glélé Langanfin et l’autre avec la bande à Okoundé. De ce fait, avant de jeter l’éponge, une partie du Front télécommandée par Lucien Glélé Langanfin avec le soutien des secrétaires généraux comme Todjinou, Lokossou, Chadaré et autres avait déposé les armes premièrement. Du coup, le mercredi 23 Avril dernier, à l’occasion d’une conférence de presse, l’autre partie du Front composée entre autre de Maxime Okoundé, de Thomas Cakpo a continué les mouvements avec le soutien Paul Essè Iko et de Laurent Mètognon. Dans ces conditions, c’est ardu de comprendre si ces deux parties se sont enfin réuni pour les négociations. Puisque, sur la déclaration Liminaire du 27 Août dernier, les Secrétaires Généraux comme Paul Essè Iko et de Laurent Mètognon n’ont pas été signataires. Cela semble suspecter qu’une partie du Front serait aussi mise à l’écart dans cette revendication. Dans cette condition, c’est dire que ce feuilleton est loin d’être terminé et l’inquiétude des parents et apprenants s’éternise.     

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