mardi 2 septembre 2014

Après avoir rempoté le Championnat national de Tennis: « Je suis condamné à faire rêver le Bénin à la coupe Davis », dixit Félix Hounkpèvi





Après avoir rempoté le Championnat national de Tennis

« Je suis condamné à faire rêver le Bénin à la coupe Davis », dixit  Félix Hounkpèvi  

Au lendemain de la victoire de sa victoire au championnat national de Tennis,  Félix Hounkpèvi  effectuera le périple afin de représenter le Bénin  à la prochaine coupe Davis dès le 04 Septembre prochain. Ainsi, dans une interview, le nouveau champion national de la discipline nous fait part de sa préparation à cette compétition d’envergure. Mais avant, le Rapha béninois nous a levé la voile sur toutes informations touchant à sa carrière. Lisez le donc !


 Vous êtes depuis le samedi 30 Août dernier, le nouveau patron du Tennis local. Dites nous vos impressions après ce sacre historique?



Félix Hounkpèvi : Mes impressions sont très bonnes. car, je cherche un tel championnat depuis afin de jauger mon niveau. Mais ce qui est fait. Puisque, depuis deux ans, la Fédération béninoise de Tennis n’a plus organisé de championnat et que c’est uniquement le privé qui organise quelque tournois afin de nous mettre un temps soit peu en jambe. Maintenant, je croie que la Fédération est en train de reprendre les choses en main et je voudrais qu’ils continuent sur cette lancé.



Quand on parle du Tennis béninois, automatiquement les regards tournent sur Klégou, les frères Sègodo, Yakpa (…). Dites nous, comment avez-vous pu à se faire un nom dans la discipline et comment vous  êtes arrivez au Tennis ?



D’abord, ma découverte de Tennis, est partie de Porto-Novo avec  mon oncle Hounkpèvi Alphonse. C’est là, je le suivais et on allait au stade et moi je lui savais de ramasseur de balle. Si non,  avant, on était au football. Mais au finish, j’ai rapidement pris goût au Tennis. Il faut dire que c’est mon oncle qui m’a permis a embrassé le Tennis afin de se faire un nom aujourd’hui dans la discipline. En claire, je lui dois tout. C’est li qui m’a autorisé à toucher à la raquette pour la première fois. Subitement, j’ai décidé de me divorcé avec le football. Car au foot, c’est souvent soldé par des blessures alors qu’au Tennis, ce n’est pas une discipline de contact. Même si c’est très difficile, je l’ai quand même choisi.



Avant votre sacre de ce championnat national de Tennis, on aurait appris que vous être parmi les rares Tennismans béninois avoir été arrangé au classement ATP. Quelle position vous occupez sur le plan national et aussi au classement ATP si cette information est de mise ?



Sourires… sur le plan national, je suis le numéro 2 et là, je viens de gagner le titre du champion national. Du coup, on m’a octroyé un bonus de 600 points. Ce qui me permettra d’améliorer mon classement national.  C’est vrai que je suis aussi classé sur le plan mondial. Ainsi, sur ce plan, il faut dire que ce sont les patrons qui disputent la tête de ce classement. On a les Raphaël Nadale, les Rogers Fédérer ou encore Novak Jokchovisch.  Du coup,  après les compatriotes Alexis Klégou et T. Sègodo, j’ai été aussi classé dans ce classement mondial. Je suis le 1876ème ATP. Ce classement, je l’ai eu au Fischer au Nigéria, un tournoi pro-circuit ATP que la Fédération international de Tennis organise. La particularité de ce tournoi est qu’il donne des points et  permet de classer les Tennismans au classement mondial ATP.



Déjà, quelles sont les appointements que vous tirez de ce classement d’envergure international ?



Ce classement me permet en tant normal de participer aux tournois pro-circuits organisés par la fédération internationale de Tennis. Mais, pour participer à ces compétitions, il faut beaucoup de moyens.   Il faut être bien cadré, il faut des équipements, il faut de soutient, des matériaux, il faut un entraineur et il faut travailler dans un cadre propre. Là maintenant, je n’ai même pas d’entraineur. Je mets mes maigres moyens mais rien. Il faut aussi ajouter que je suis un entraineur de Tennis et je mets mes moyens, mais cela ne donne pas le résultat voulu.  Ce n’est pas facile, on a besoin du soutien et si des gens de bonne volontés peuvent venir à nos secourt, ça sera bien.



Revenons à vous et faisons un petit bilan des compétitions auxquelles vous aviez pris part ?



Depuis deux ans, je suis venu au top niveau. Car, je me suis donné à fond et ça à donner. Malgré tout, je me débrouillais seul. Des fois, je fais appel à Sègodo Théophile. Même si je viens à Cotonou, je me gène beaucoup. Avant ce championnat, j’ai avant tout, été à Ficher au Nigéria où j’ai été classé en ATP. J’ai joué les masters des huit meilleurs du Bénin au Chératone Hôtel que j’ai remporté. Avant ça, j’ai joué Tenno (Tennis Open) où j’ai été finaliste. J’ai aussi joué l’Open de Lomé et j’ai fais quart de finale. Même à l’Open de Cotonou, j’ai toujours fais quart de finale. Puisque là, il faut dire que c’est le haut niveau. Puisque à cette étape, beaucoup d’étrangers étaient au rendez-vous. Il s’agit d’un français, d’un colombien et des togolais.  Même si, c’est le compatriote Alexis Klégou qui a gagné devant les étrangers, cette compétition était très relevée.  Après l’Open de Lomé et celui de Cotonou, on n’est revenu à l’Open de Parakou. Là aussi, j’ai fais quart de finale. Après l’Open de Parakou, on a fait Gollou Open dans mon département, à Porto-Novo.  Là, comme j’étais sur mes installations, j’ai remporté ce tournoi. Là, je suis vraiment heureux de faire ce parcourt. Car, ce n’était pas gagner à l’avance.



Est-ce qu’il y a encore des compétitions auxquelles prendront part Félix Hounkpèvi ? Si oui, les quelles ?



Pour les jours à venir, il faut noter que je suis déjà sélectionné pour représenter le Bénin à la prochaine coupe Davis qui aura lieu en Egypte du 08 au 14 Septembre prochain. Et là, je suis condamné à faire un meilleur résultat à cette compétition internationale afin d’honorer le Bénin. Déjà, il faut dire que nous somme au mise over ici même au stade de l’amitié de Kouhounou depuis le lundi 01 Septembre dernier. Nous sommes au nombre de Quatre et normalement, Alexis Klégou devrait être de la partie, mais il 
 ne sera pas présent à cause d’une vilaine blessure.



Lors du dernier Open de Cotonou, Klégou vous a battu en quart de finale et par la suite, il a remporté le titre face au français Alexandre A. Dites nous franchement si Klégou est très au dessus du lot des Tennismans béninois ou si c’est parce qu’il bénéficie des conditions de préparations assez meilleurs auxquelles vous les locaux n’ont jamais obtenus ?  



Le Tennis à un certain niveau ne blague pas. Quand tu es un professionnel, 24h/24, tu dois être dans le Tennis ou dans de meilleures conditions. Soit t’es suivi ou tu n’es pas suivi. A un certain niveau, ce n’est pas de  « à peut près ». Klégou, il est soit en France ou en Etat Unis et il bouge beaucoup. Car, il est dans les grands circuits. Nous, nous sommes dans les petits circuits au Bénin et nous nous débrouillons comme nous pouvons. Car, pour participer aux différentes compétitions, c’est avec nos propres moyens. Alors que Klégou est en jambe et il bouge beaucoup. Il est mieux placé et il a joué contre les grands joueurs comme 
 Alexandre.



Et comment vous vous organisez alors afin de sortir un temps soit peu la tête haute?



Je suis beaucoup plus à Porto-Novo et je m’organise beaucoup plus. Tout le monde se demande comment je me débrouille. Car, là bas, je n’ai même pas de challenger. Je m’organise car après tout, je suis entraineur de la discipline. J’essaie de voir comment il faut faire pour progresser, comment il faut travailler individuellement et comment il faut travailler en groupe. Pour travailler en groupe, je fais appel à mon compatriote Théophile Sègodo qui vient à Porto-Novo sans rien et on travaille abondement.



Votre mot de la fin ?



Je vous remercie de m’avoir accordé cette interview et je profite pour dire à toutes personnes de bonne volonté  de venir en aide aux Tennismans béninois. Car, dans cette discipline, on souffre. Ce n’est pas seulement au football qu’il faut regarder, il faut aussi penser au Tennis béninois. Après tout, moi je suis encore étudiant en licence d’Anglais, mais je me bats toujours pour aller de l’avant en Tennis.    






Coulisse

Nom : Hounkpèvi
Prénom : Félix
Date de Naissance : 02/10/ 1989
Taille : 1m73
Poids : 76Kg
 Votre Idole : Raphaël Nadale
 Votre loisir : Le Basket Ball
 Votre situation matrimoniale : Fiancé sans enfant
 Votre couleur préféré : Blanc
Votre plat préféré : Salade

                 

Réalisée par Carinos CHANHOUN

 

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