Après avoir tout donné au football
béninois et africain
La Fébéfoot et surtout la Caf doit honorer
Bonaventure Coffi Codjia
Carinos CHANHOUN
L’arbitre international béninois
Bonaventure Coffi Codjia a raccroché très tôt malgré ses nombreux talents. Ainsi,
quatre ans après sa retraite internationale, il ne sera pas exagérer de penser
qu’un tel homme pétrie de talent serait un grand atout pour une confédération
africaine de football (CAF) plus forte. Car, faut-il rappelé que cette espèce exceptionnelle, aura gravie les
nombreux et les plus grands échelons d’un grand arbitre de football. Là, avec
un tel talent c’est dire que Bonaventure Coffi Codjia a toujours quelques choses
à vendre à la CAF afin que cette instance soit plus performante. Mais pour y
arriver, il faut qu’il ait indubitablement la main mise à la Fédération
béninoise de football. Faut-il dévoiler que malgré qu’ils aient une telle
bibliothèque gratuite à leur disposition, le comité exécutif de la Fébéfoot n’en
fait aucun usage. C’est plutôt les Maracañiens qui semblent profiter de ce
talent. Là, les résultats ont été plus
ou moins loyaux. Car, avec le Maracaña où l’homme met ses expériences, le Bénin a
déjà connu la conquête d’un trophée continental à la dernière phase finale de
leur coupe d’Afrique tenue précédemment au Niger. Dans ces conditions, c’est
dire que Bonaventure a toujours quelque chose à faire valoir et surtout à
vendre en dehors de nos frontières afin de hisser au firmament le drapeau
national. Car, pour avoir un œil sur son parcourt plein de succès, il convient de
se rappeler qu’il a fait partie des arbitres africains les plus connus dans l’arène mondiale du football.
Au moment où le football béninois peinait à sortir des sentiers battus, au moment
où les uns et les autres se lacéraient au pays, au moment où le championnat national ne s’organisait pas, au
moment où les Ecureuils sombraient, au moment où les crises s’entassaient, il portait toujours haut le
drapeau béninois dans tout le monde entier. Mais, c’est seulement en 1994 qu’il aura l’ambition de
faire carrière dans ce métier en dépit de certaines contraintes. Sa première
coupe d’Afrique des nations remonte en 2000 seulement six ans après son
engagement. Du coup, l’on retient déjà dans
son palmarès, sept coupes d’Afrique des nations dont la finale de
2008 entre Egyptiens et Camerounais, deux coupes du monde et les nombreuses
coupes des confédérations sans oublier les éliminatoires et les coupes
continentales de clubs. Bonaventure Codjia a fait le tour du monde sifflet en
main et fait connaitre le Bénin. Malheureusement, cette icône du sifflet est rangée
dans les armoires de l’oubli. Dans le même temps, ses confrères des autres pays
sont glorifiés et récupérés dans leurs pays respectifs. Par ailleurs, si tel
n’est pas le cas, leur fédération du les envoie au sein des instances
continentales ou mondiales. Avec une carrière aussi étincelante, Bonaventure ne
devrait pas continuer à tourner en rond à Cotonou pour la chasse du pain quotidien. Vivement que la Fébéfoot et la CAF pensent
désormais à ce grand homme.

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