Opération port de casque obligatoire au Bénin
La preuve que ce dessein aura du plomb dans l’aile
Depuis le début de la phase
répressive pour défaut du port de casques, beaucoup d’irrégularités à en point
douter d’un échec de cette initiative se
font observés. Alors que les autres villes à l’instar de Cotonou et Calavi,
n’ont pas encore connu le démarrage effectif de la phase répressive, beaucoup de
raisons justifient son échec. Même si François Houessou, ministre de
l’intérieur et de la sécurité publique, aura souhaité la dispersion au même
moment de l’opération dans toutes les localités du pays,
la réalité est plus clairvoyante. Puisque, c’est uniquement les villes de
Cotonou, Calavi, Porto-Novo, Parakou, Ouidah qui disposent des nombres
importants des forces de l’ordre. Ainsi, l’on se demande combien de
commissariats et gendarmeries existent dans les fin fonds du pays afin de réaliser
le souhait d ministre de l’intérieur et de la sécurité publique ? Avec la
morosité économique qui bat la breloque au Bénin, ces paysans du Bénin profond
ne semblent pas capables de s’offrir un casque encore que son coût s’accroit au
jour le jour chez les vendeurs. Selon la loi datant de 1972, les casques
achetés par les usagers doivent être homologué par le ministère de l’intérieur.
Ce qui n’est d’ailleurs pas le cas aujourd’hui. Même le directeur général
adjoint de la Police nationale aurait confirmé. Car, à l’en croire, ces agents
ne vérifient pas la qualité des casques mais le port des casques « la
population peut mettre quelque chose sur la tête comme casque. C’est tout ce
qu’on demande. Nous n’allons pas contrôler la qualité pour que les béninois
nous ne disent pas que nous voulons imposer
à la population l’achat des casques que nous commercialisons », a-t-il
dit. Mieux, à en croire les techniciens,
la loi aurait exigée que les caques homologués seront renouvelés cinq après
leur achat. Car, selon eux, les casques ont une durée de vie de cinq ans et chaque
usager devrait forcément acheté un casque qui répond à la grandeur de sa tête.
Ce qui est contraire à la réalité de ce qu’on observe aujourd’hui dans la ville
Cotonou et environ. Faut-il ajouter que l’obligation du port de casques au
Bénin, n’est pas à sa première initiative et quand bien même les damnations
pour défaut des rétroviseurs ont été tout de même rangés depuis quelques
années. Dans ces conditions, c’est dire que
cette réforme sera un échec du
ministère de l’intérieur et de la sécurité publique qui n’a pas sue fait feu de
tout bois afin que cette initiative ne soit une réussite totale.
Carinos S. Y. CHANHOUN
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