Rebondissement dans l’affaire du juge Coovi
La comparution de Gbadamassi inéluctable jeudi prochain
Qu’il veuille ou non, il sera
demain face aux magistrats dont il a
voulu leur modifié l’article 18 de la loi n° 2001-35 du février 2003 afin de
répondre à un certains nombres d’interrogations relatives à l’assassinat du
juge Coovi. En effet, après la période suspendue, la cour a repris les
audiences depuis le lundi O4 Août dernier. Une audience au cours de laquelle,
l’ancien maire de la ville de Parakou aura brillé par son absence. Du coup, le ministère
public signale avoir adressé une correspondance au garde des seaux qui pour lui
l’aura transmis par écrie au président de l’assemblée nationale qui a son tour
à légua à l’honorable Rachidi Gbadamassi. Une correspondance qui selon la
présidente de la cour Huguette Balley Falana, lui aura été transmise à titre
d’information et aussi a titre d’autorisation de comparaitre devant la cour.
Ainsi, faisant référence à l’article 614 alinéas 3 du code de procédure pénal
qui stipule que les membres des autres institutions constitutionnelles ne
peuvent comparaitre comme témoin qu’après autorisation du responsable de
l’institution concernée, les avocats stipulent que cette correspondance est plus
claire afin que le témoin puis comparaitre. Pour eux, le président de
l’assemblée nationale a déjà belle et bien autorisé l’honorable Rachidi Gbadamassi
à comparaitre. Une situation qui a permit au ministère public représenté par Pascal Dakin, de proposer
l’application de l’article 616 selon lequel Gbadamassi répondra par écrie. Une
proposition rejetée par les avocats qui stipulent que les articles ont été clairs.
Du coup, la présidente de la cour dévoile que les mentions transmises à
l’assemblée nationale sont informatives et est aussi de mise à titre d’autorisation
pour sa comparution. Dans ces clauses, qu’il veuille ou non, il va comparaitre
demain devant la cour de Parakou non en temps que député de la majorité
présidentielle, mais en tant que maire de l’hôtel de ville de Parakou au moment
des faits. Ainsi, comme il avait sue bien le notifié au cours des débats
houleux à l’assemblée nationale sur la proposition de loi visant à supprimer
les droits de grève aux magistrats, qu’un député n’a jamais peur de la prison, on
le verra dans sa phase pratique.
Carinos S. Y. CHANHOUN
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